LE BRUIT DES ARBRES QUI TOMBENT

le 28 juillet 2017 - Le Biennale de Venise, Italie

du 28 septembre au 14 octobre 2017 - Théâtre de la Bastille, Paris (avec le soutien de l'ONDA)

les 16 et 17 janvier 2018 - Le Théâtre, scène nationale - Saint Nazaire

24 et 25 janvier 2018 - La Paillette - Rennes

le 1er février 2018 - Le Canal, théâtre du pays de Redon / scène conventionnée pour le théâtre - Redon

les 15 et 16 février 2018 - Le Quai, CDN - Angers

les 21 et 22 février 2018 - Le Théâtre de Lorient, CDN - Lorient

© Jérôme Blin
conception, mise en scène et scénographie nathalie béasse
avec estelle delcambre, karim fatihi, érik gerken, clément goupille
lumières natalie gallard
musiques nicolas chavet, julien parsy

Théâtre des corps, des images,des sensations plus que des mots, Nathalie Béasse compose sur le plateau de véritables tableaux d’où surgit l’extraordinaire. Dans ce nouveau spectacle elle fait se croiser des trajectoires de vie pour tenter de construire une histoire commune, résoudre une énigme.

Aux côtés de quatre interprètes, Nathalie explore l’être humain, ses failles, ses secrets et aborde ses thématiques de prédilection comme la famille, l’intime, les débordements,les empêchements. A la fois léger et grave le bruit des arbres qui tombent met à contribution les corps des interprètes mais aussi l’imaginaire du spectateur.

 

des couleurs, des matières, des mots, des émotions, de la musique

 

Au départ le plateau est nu. Je cherche des fulgurances comme si les acteurs sortaient du plateau, comme s’ils étaient des êtres qui habitaient la matière même du théâtre. Ces acteurs deviennent des personnages, métaphoriques, des allégories.

Les choses se fabriquent dans l’instant présent, très intense. Je travaille de manière ludique, joyeuse même si ça parle de choses tragiques. On est toujours dans le plaisir de jouer comme des enfants et d’inventer avec une bûche qui tombe, un son, une musique, la chair. Nous cherchons toujours à être dans un rapport impulsif et organique aux éléments qui sont mis en place sur le plateau.

Le vert toujours est assez important, le marron. La couleur, les matières sont tout de suite là. Pour happy child c’était le lainage, il fallait que ça soit blanc beige.

Chaque élément m’évoque des souvenirs, que ce soit le costume, le décor, un tissu. Je ne peux pas travailler avec les acteurs en survêtement, c’est impossible.

A la fin de Roses, le grand drap de tissu que le groupe tient ensemble, on va le retrouver au début du bruit des arbres qui tombent mais d’une manière et d’une matière différente.

L’eau, la terre seront présentes. J’essaye d’amener des éléments symboliques de la nature sur le plateau qui sont comme des fragments, des morceaux de paysages.

Mon texte n’est pas que dans les mots, il est aussi dans la matière. Ce n’est pas un concept, ça vient parce que c’est comme cela que j’ai envie de parler de la relation de l’être humain à la nature.

La création sonore sera aussi très importante, très puissante dans cette pièce. Un univers musical très cinématographique composé de balades, de nappes atmosphériques est déjà posé.

 

Les premières répétitions en extérieur

 

Ce sont des sources d’inspiration, j’ai besoin d’être dans du réel, dans ce rapport au paysage qui amène une histoire parce ça aussi c’est mon texte qui n’est ni verbal ni oral. Mon texte c’est le paysage, c’est les gens, la musique, la lumière. Ce ne sont que des choses qui résonnent.

Au début du travail la boîte noire me fait un petit peu peur et je vais être plus inspirée,plus dans un rapport cinématographique et pictural, si je suis directement plongée dans un décor naturel.

Cela permet aussi d’imprégner les acteurs d’un environnement pour qu’ils aient ça en mémoire quand on travaille en intérieur. Cela nous construit un imaginaire et une mémoire commune.

Pour le bruit des arbres qui tombent on a travaillé beaucoup autour de la Loire, la plage, la vallée, la roche, le sable, la terre.

Tout mon travail de répétition est une histoire commune, qu’il soit d’aller chercher des costumes à Rural Service, un accessoire (une bêche ou une pelle). Tout ça, le quotidien, raconte des choses. Tout est source d’inspiration. On ne se coupe pas du réel.

 

Le bruit des arbres qui tombent 

 

Dans le titre j’avais envie que ce soit une phrase, pas un mot. J’avais envie de poésie dans le titre. J’avais envie qu’on comprenne ce titre et qu’il soit très évocateur.

Les poèmes des indiens parlent de la nature toujours en lien avec l’humain. Il y a un imaginaire visuel et sonore qui me parle également.

Je trouvais aussi que c’était bien d’écrire le bruit, le mot bruit. On a l’impression d’entendre les branches qui craquent, d’entendre ce qui s’écrit.

Quand je vois un arbre, je vois un homme. Comme il y a beaucoup de chutes dans mes spectacles, je voyais des hommes qui tombaient.

Mais ce sera aussi au public de se raconter son histoire…

 

Nathalie Béasse

Production : association le sens - Coproduction : Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire, le Théâtre du Point du jour à Lyon, le Théâtre Universitaire à Nantes, le Grand R, scène nationale de la Roche-sur-Yon, le Quai-CDN à Angers, le Théâtre de la Bastille à Paris.